Quatre métiers qu'on confond souvent
Dans le Var, je reçois régulièrement des appels de personnes qui cherchent « un gardien » pour leur entrepôt, ou « une alarme » pour un parent âgé qui vit seul. Ce n'est pas un reproche : les annuaires et les moteurs de recherche rangent tout sous la même étiquette « sécurité ». Mais chaque besoin a son bon interlocuteur.
| Métier | Ce qu'il fait | Pour qui |
|---|---|---|
| Gardiennage | Un agent est présent sur place ou passe faire des rondes. | Sites qui doivent être tenus par une personne : événement, chantier sensible, grande surface, accueil. |
| Télésurveillance | Un opérateur, à distance, reçoit les alertes de l'alarme, vérifie et prévient. | Maison ou local vide la nuit, résidence secondaire, commerce. |
| Téléassistance | Une plateforme d'écoute répond quand une personne appuie sur son médaillon ou fait une chute. | Personne âgée ou fragile qui vit seule. |
| Installation d'alarme et de caméras | On étudie le lieu, on pose le matériel et on le met en service. | Toute personne qui veut être prévenue d'une intrusion, avec ou sans centre de surveillance derrière. |
Mon métier, c'est le dernier : je conçois et je pose moi-même les alarmes et les caméras. Les trois premiers sont des services qui s'appuient sur des personnes, parfois en complément du matériel.
Le gardiennage : une présence humaine, payée à l'heure
Une société de gardiennage envoie des agents de sécurité. Ils peuvent rester en poste (filtrage à l'entrée d'un site, surveillance d'un magasin), faire des rondes de nuit sur une zone d'activité, ou intervenir sur place quand une alarme se déclenche. Pour exercer, ces sociétés et leurs agents doivent être autorisés par le CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité), l'organisme public qui contrôle la sécurité privée.
Le gardiennage a du sens quand quelqu'un doit être là physiquement : un festival, une jardinerie avec beaucoup de passage, un chantier où il faut contrôler les entrées. Pour une maison, un cabinet ou un petit local fermé la nuit, c'est en général disproportionné : on paie des heures de présence pour un lieu où, la plupart du temps, il ne se passe rien.
La télésurveillance : quelqu'un veille, mais à distance
La télésurveillance repose sur une alarme installée chez vous. Quand un détecteur se déclenche, l'information part vers un centre où un opérateur la reçoit jour et nuit. Il procède à la levée de doute (images, son, appel sur place) pour distinguer un vrai cambriolage d'un chat ou d'une porte mal fermée, puis il vous appelle et, si l'intrusion est confirmée, prévient les forces de l'ordre. Selon le contrat, il peut aussi envoyer un agent d'intervention : c'est là que télésurveillance et gardiennage se rejoignent.
Comme le gardiennage, l'activité de télésurveillance est soumise à l'autorisation du CNAPS. C'est pourquoi je ne la fais pas moi-même : je relie l'alarme que je pose à un centre de télésurveillance partenaire, en option. Sans cette option, c'est vous qui recevez les alertes sur votre téléphone ; je détaille les deux formules dans l'article alarme avec ou sans télésurveillance.
La téléassistance : pour les personnes, pas pour les murs
Beaucoup de recherches « téléassistance » à Cuers, Six-Fours ou La Garde arrivent sur des sites d'alarme. Pourtant, la téléassistance ne protège pas contre le cambriolage : elle permet à une personne âgée ou fragile d'appeler à l'aide d'une simple pression sur un médaillon ou un bracelet, ou d'être signalée automatiquement en cas de chute. Une plateforme d'écoute répond, rassure, et appelle un proche ou les secours.
Elle relève d'opérateurs spécialisés. La téléassistance fait partie des services à la personne qui ouvrent droit, sous conditions, à un avantage fiscal de 50 % des sommes versées : renseignez-vous auprès des services des impôts. Le CCAS de votre commune peut aussi vous orienter.
Une alarme et une téléassistance cohabitent sans problème. Sur une installation Ajax, on peut ajouter un bouton d'alerte sans fil qui prévient les proches sur leur téléphone, ou le centre de télésurveillance si l'option est prise. C'est utile, mais ce n'est pas une téléassistance : il n'y a pas de détection de chute ni de plateforme d'écoute médicale derrière.
Et la « tour de vidéosurveillance » de chantier ?
On la voit sur les chantiers et les parkings : un mât autonome, souvent alimenté par un panneau solaire, avec des caméras en haut. C'est une offre de location proposée par des sociétés spécialisées, pensée pour des sites temporaires sans électricité. Pour un dépôt, un local d'entreprise ou un commerce installé durablement, des caméras fixes posées sur le bâtiment reviennent plus logiques : voyez la page vidéosurveillance pour commerces dans le Var.
Comment choisir en trois questions
- Faut-il quelqu'un sur place, même quand tout va bien ? Si oui (accueil, filtrage, foule), c'est du gardiennage.
- Le lieu est-il vide une partie du temps ? Une alarme vous prévient dès qu'une porte ou une fenêtre est forcée. Si vous ne pouvez pas réagir vous-même (vous êtes loin, vous dormez, vous voyagez), ajoutez la télésurveillance.
- Le risque concerne-t-il une personne plutôt qu'un bien ? Chute, malaise, isolement : c'est la téléassistance.
Dans la majorité des cas que je rencontre, une maison ou un local professionnel du Var se protège avec une alarme bien posée, des caméras sur les accès et, si besoin, la télésurveillance. Le gardiennage reste la solution quand une présence physique est indispensable.
Dans le centre Var, la Dracénie et sur la côte
Je pose les alarmes et les caméras moi-même, de Brignoles à Fréjus. Vous cherchiez une société de sécurité à Brignoles pour votre maison ou votre commerce ? Une étude gratuite sur place permet de voir si l'alarme suffit ou si un service humain doit compléter. Même démarche à Draguignan, Vidauban, Le Luc, Toulon, La Valette-du-Var, Fréjus et Saint-Raphaël.

